C’est un message fort que souhaite faire passer Charline Bancon à travers son dernier exploit sportif. La Béarnaise a récemment créé un record d’ascension féminine sur le Pic du Midi d’Ossau, avec une ambition claire : encourager les femmes à oser se dépasser en montagne.
Selon elle, de nombreuses athlètes féminines ont largement le potentiel de réaliser de grandes performances, mais trop peu osent réellement se lancer. À travers son parcours, Charline souhaite leur donner envie d’y croire, de se faire confiance et d’aller au bout de leurs capacités.
Sportive accomplie, Charline pratique le trail depuis quatre ans, après une carrière de 17 ans dans le football. Depuis un an, elle est licenciée au club des Givrés de Nay, et nourrit une passion toute particulière pour le Pic du Midi d’Ossau, qu’elle connaît désormais intimement.
Après avoir mené des recherches infructueuses sur l’existence d’un record féminin officiel d’ascension du sommet, elle décide de créer le sien. Son objectif : enregistrer le premier record féminin officiel sur la plateforme de référence mondiale des records sportifs, le FKT Fastest Known Time.
C’est au mois d’octobre dernier, sur un véritable coup de tête, que la Béarnaise décide de tenter le défi. Pour que la performance puisse être officiellement homologuée, elle devait respecter des règles strictes : effectuer l’ascension en totale autonomie, sans aucune assistance extérieure et sans ravitaillement organisé.
L’effort est intense. Après avoir beaucoup souffert, Charline est légèrement ralentie dans la première cheminée par une cordée en train de descendre en rappel. Rien qui ne l’arrête pour autant. Elle atteint finalement le sommet en 1 heure et 51 minutes, où un randonneur présent sur place immortalisera l’instant par une photo, avant de redescendre.
Il s’agissait là de sa 7ᵉ ascension du Pic du Midi d’Ossau, mais sans doute l’une des plus marquantes. Avec ce record, Charline Bancon ne cherche pas seulement la performance : elle lance un véritable appel aux athlètes féminines, les invitant à prendre leur place, à s’élancer et à écrire, elles aussi, leur propre histoire en montagne.



